Abstract
L’investigation porte sur la relation spécifique qu’entretient Hans Blumenberg avec la philosophie de Ludwig Wittgenstein. La notion du commencement prise dans sa généralité assure la transition vers les concepts de temps, de conscience et de souvenir. Le commencement dans La recherche du temps perdu de Proust permet d’appréhender l’importance philosophique du souvenir dans la pensée de Wittgenstein. Dès lors apparaissent plus clairement les similitudes profondes et le point de divergence entre les deux auteurs ; si Blumenberg est celui qui, comme en une symphonie classique, joue de toutes les tonalités de l’histoire de la pensée, Wittgenstein est, à l’instar de Husserl, celui qui n’aura pas pu faire grand chose de tout ce qui l’a précédé. Mais à la fin, deux parcours existentiels totalement voués à la philosophie se rejoignent et s’harmonisent en total accord.