Abstract
L’assistance médicale à mourir (AMM) a reçu beaucoup d’attention de la part de nombreux acteurs dans le domaine de la bioéthique. Des philosophes, des théologiens, des avocats et des cliniciens de toutes sortes ont abordé de nombreux aspects difficiles de cette question. Le débat public, la politique publique et la loi ont été renforcés par des analyses disciplinaires variées. Avec la légalisation du AMM au Canada, on s’intéresse maintenant à des questions qui ont toujours été éclipsées par le débat sur l’autorisation de l’AMM. Un de ces problèmes est l’arrêt volontaire de manger et boire (AVMB) comme une alternative à l’AMM. Dans cet article, je vais appliquer une perspective légale à la question. Une compréhension des aspects légaux de l’AVMB permet d'établir les fondements d'une réflexion éthique au sujet de son autorisation. Est-il permis pour ceux qui préfèrent l’AVMB à l’AMM? Est-il permis pour ceux qui ne sont pas admissibles à l’AMM en vertu de notre législation actuelle – pour ceux qui n’ont pas de maladie grave et irrémédiable, pour les mineurs matures, pour les personnes dont la seule condition médicale sous-jacente est un trouble mental et qui ne rencontrent pas les critères d’admissibilité, et pour les personnes ayant perdu leur capacité, mais ayant rempli une directive préalable?